Histoire: les femmes et les modifications corporelles

Une nouvelle rubrique vient encore diversifier le contenu du blog. Dans celle ci, je vous présente l’histoire des femmes, sous plein d’aspects différents. Dans ce premier article, je reste proche d’un de mes sujets préférés : les modifications corporelles. Car, même si il est moins fréquent de rencontrer une femme tatouée, et encore moins très tatouée, ces femmes existent.

Évidemment, je ne parlerais pas que de modifications corporelles, j’essayerais de rendre hommage aux femmes de ce monde, comme je le disais à travers différents angles : l’histoire du féminisme, les femmes en politique,leur rôle dans l’histoire avec un grand H.

Vous pouvez considérer cela comme une trace de féminisme, et ce sera la première pierre du flan politique du blog, permettant de donner un peu de profondeur, et puis je veux construire le blog comme je le veux, comme je le sens, en parlant des sujets que je veux.

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Dans un premier temps, parlons très brièvement de l’histoire des modifications corporelles à travers les âges. Je dis brièvement car j’approfondirais ce point dans un autre article.

Les tatouages, piercings, écarteurs ne datent pas d’hier,on trouve en effet le tatouage par exemple est une pratique attestée en Eurasie depuis le Néolithique,il faut savoir en effet que “Otzi”,l’homme des glaces, qui a été découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes, arbore des tatouages, qui avaient des valeurs thérapeutiques à l’époque ( petits traits parallèles le long des lombaires et des jambes).D’après les datations faites au carbone 14, la communauté scientifique estime sa mort vers 3500 av JC.

De plus,en Egypte,dans la vallée de Deir el-Bahari, on a retrouvés trois momies tatouées sur les bras, les jambes et le torse,datant de l’an 2000 av J.C. D’ailleurs on peut noter que toutes les momies tatouées, et dont on a pu déterminer le sexe sont des femmes, présentant des tatouages de formes différentes :des lignes parallèles,des points alignés,des losanges pointillés entourés de tirets.

En Chine,dans le bassin du Tarim (Xinjiang), on a retrouvé de nombreuses momies de type européen par des archéologues chinois,et certaines sont tatouées sur les mains,les bras ou le dos.

Ces découvertes sont encore aujourd’hui mal connues puisque les publications en langue occidentale sont rares, Victor H. Mair et James P.Mallory, mais on sait qu’elles datent au moins du IIe millénaire avant notre ère.

Dans une ère géographique un peu plus proche de nous, on a extrait trois momies tatouées dans le permafrost de l’Altai dans la seconde moitié du XXieme siècle :« L’Homme de Pazyryk » dans les années 1940 et « La Dame d’Ukok » et « L’Homme d’Ukok » dans les années 1990; elles arborent des motifs zoomorphes  exécutés dans un style curviligne. « L’Homme de Pazyryk » est tatoué sur l’ensemble des bras, le dos et la poitrine. « La Dame d’Ukok » et « L’Homme d’Ukok » portent aussi des tatouages d’un style proche de la momie de Pazyryk et qui représentent des animaux, typiques de l’art animalier des peuples indo-européens Scythes qui peuplaient toute l’Asie centrale dans l’Antiquité. Selon les estimations scientifiques, la datation de ces momies se situe entre le ve et le iie siècle av. J.-C

Au début de notre ère,à l’Antiquité, les Bretons arboraient de nombreuses marques corporelles souvent décrites comme des tatouages dans les récits de conquêtes de Jules César. Hérodien, un historien romain du iiie siècle, écrit à leur propos : « Les Bretons se tatouent le corps de peintures variées et de figures d’animaux de toutes sortes. Voilà pourquoi ils ne s’habillent pas, pour ne pas dissimuler leurs dessins corporels »

Servius, un grammairien du ive siècle, est même convaincu que « les gens de Bretagne portent des tatouages » et que cette forme de marquage doit être clairement différenciée de la peinture corporelle. Au Japon, des figurines datant de l’ère Jomon portent des symboles ressemblant à des tatouages, mais aucune étude scientifique n’a pu mettre au jour des preuves concrètes attestant de ces pratiques. Les premières traces connues sont issues d’écrits chinois datant du iiie etvie siècles. Ces textes parlent de pêcheurs dont le corps est entièrement recouvert de tatouages

Dans le Kojiki écrit en 712, il est décrit deux différents types de tatouages, un considéré comme « prestigieux » pour les personnes illustres, les héros et les nobles, et un plus « vulgaire » pour les criminels et les bandits.

Le judaïsme interdit toute inscription entaillée et marquée à l’encre indélébile (Deutéronome 14.1,Lévitique chap. 19 verset 28 « Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Éternel. »). Au VIIIe siècle, le pape Adrien bannit le tatouage, ainsi que toutes les marques corporelles d’inspiration païenne. Le tatouage serait donc mal considéré dans la culture occidentale à cause des condamnations judéo-chrétiennes dont il fait l’objet.

De plus, les Normands, qui ont envahi l’Europe du Nord au Xie siècle, méprisent le tatouage. L’ensemble de ces interdictions et considérations néfastes vis-à-vis du tatouage provoquent sa « disparition » durant de nombreux siècles en Occident du IXe au XVIIIe siècle ; à l’exception d’une mention par Marco Polo.

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Ce n’est qu’en 1770 que les Européens « redécouvrent » le tatouage, lors des explorations dans le Pacifique Sud avec le capitaine James Cook. Dans la culture européenne, les marins en particulier étaient notamment identifiés avec ces marques jusqu’après la Seconde Guerre mondiale

Ces mêmes marins européens se tatouaient souvent un crucifix sur tout le dos afin de se prémunir de la flagellation en cas de punition car c’était un crime que de défigurer une image pieuse. Ce système d’identification est aussi, avant l’arrivée de la photo d’identité, un moyen sûr et efficace pour le renseignement des fiches des forces de police sur la pègre. Les fiches de polices, jusqu’au xixe siècle, comportaient la signalisation et la description de chaque tatouage qui permettait ainsi d’identifier sans erreur un individu

Des personnalités politiques se font tatouer, à l’instar du tsar russe Nicolas II(une épée sur la poitrine à la suite d’un pèlerinage à Jérusalem), des rois britanniques Edouard VII et George V, du roi du Danemark Frédéric IX (un dragon chinois sur le torse), du dirigeant russe Staline(une tête de mort sur la poitrine), du Premier ministre britannique Winston Churchill (une ancre de la marine sur le bras gauche) ou encore du président américain Franklin Delano Roosvelt (un écusson familial).

À partir de la fin du XXe siècle, le tatouage commence à se démocratiser. De plus en plus de personnes se font tatouer, à l’image de stars du sport, de la musique et du cinéma, qui arborent publiquement leurs tatouages.

Après cette intermède historiques, j’ai choisie de vous présenter deux femmes tatouées du début du XIXème siècle, car c’est l’époque ou dans nos sociétés, il est très lié avec le domaine du crime,et parfois on se fait tatouer pour apparaître dans des foires de curiosités, comme les gens atteints de nanisme, les siamois ou les femmes à barbes.

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Maud Stevens est née en  février 1877 dans le comté de Lyon.

En 1904, elle travaille comme contorsionniste et trapéziste et rencontre son mari Gus Wagner à l’Exposition universelle de 1904 de Saint Louis Gus Wagner est tatoueur et se produit également comme homme-tatoué dans un spectacle itinérant. Tombé sous le charme de Maud, il lui propose de le suivre en tournée. Elle accepte de partir avec lui mais à la condition qu’il la tatoue et qu’il lui enseigne l’art du tatouage. En 1907 ils se marient et partent en tournée. Ils se produisent dans divers spectacles aux Etats-Unis. En parallèle ils travaillent comme tatoueurs. Leur œuvre est emblématique des motifs traditionnels de cette époque. Maud tatoue aux côtés de Gus pendant des années. Leur fille Loretta apprendra elle aussi le tatouage. Devant la réticence de certains clients qui craignent d’être tatoués par une femme, ils inscrivent un simple « M. Stevens Wagner » sur leurs prospectus publicitaires.

La vie de Maud a permis d’ouvrir la voie, et aujourd’hui bon nombre de salons de tatouages,et de piercings ont une ou plusieurs femmes dans leurs rangs.

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J’ai choisie de parler d’une deuxième femme tatouée, Edith Burschett,une anglaise ayant vécu entre la fin du XIX ème siècle et le milieu du XXème car peu de personnes en ont parlés à travers le temps, étant simplement présentée comme la femme de George Burschett dit Le roi des tatoueurs,qui a tatoué de nombreuses personnalités comme Alfonse XIII d’Espagne,Georges V d’Angleterre, ou Frederick IX du Danemark.

 

Elle était mariée à un des plus grands tatoueurs américains du début du siècle dernier, et assumait totalement son look. Elle ne se faisait tatouer que par son mari, et à la différence de beaucoup de femmes de l’époque ne faisait pas partie d’un cabinet de curiosités.

Malgré de longues recherches, je n’ai pas trouvé grand chose sur sa vie,on présente bien souvent son mari d’abord, et elle au second plan.

Il n’empêche que je trouve vraiment ces tatouages superbes,et qu’il était important de noter son existence,car à mon sens on ne parle pas assez de ses femmes.

 

Ce qui m’amène ensuite à faire un bon dans le temps et à m’intéresser à des femmes très tatouées et/ou très percées.Evidemment, je ne peux pas parler de toutes les femmes très tatouées et très percées, j’ai du choisir entre toutes.

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La seule femme que j’ai choisie est  Julia Gnuse,la femme la plus tatouée du monde en 2016, tout d’abord car je ne savais pas q’il existait un record du monde de la personne la plus tatouée, et que je ne connaissais pas du tout son histoire.

Elle est née en 1959, et a aujourd’hui 95% de son corps tatoué, et détient le record mondial de la femme la plus tatouée du monde .C’est dans les années 90, lorsqu’elle se rend compte que les cicatrices du à sa porphyre sont disgracieuses, qu’elle décide de les recouvrir par des tatouages .Tout d’abord, un ami lui a conseillé de se faire tatouer dans les tons de sa peau, afin de recréer l’illusion d’une peau lisse, mais cela ne lui a pas plus. Elle s’est donc décidée à se faire tatouer dans de nombreux styles,dimensions et couleurs différents. Elle porte sur elle par exemple des références à ses acteurs préférés, ses dessins animés favoris et même un autoportrait.

L’histoire de cette femme est très belle,et permet de comprendre qu’un tatouage n’est pas seulement qu’un outil de décoration mais peut aider à améliorer l’estime qu’on peut avoir de soi.

J’aurais pu parler de Amy the Alien Warrior Kitty, une femme d’Amérique latine que je suis depuis un moment, qui elle aussi a de grosses modifications corporelles mais je l’ai déjà interviewée.

 

Pour conclure, je dirais que la femme et les modifications corporelles sont deux choses pas si dissociables, et que les mœurs changent doucement mais sûrement, et qu’un jour peut être on ne sera plus regarder comme des gens bizarres, ou des phénomènes de foires.

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Sources :

https://oneoddity.wordpress.com/2013/09/16/lune-des-premieres-femmes-tatoueuses/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tatouage

http://www.photostatouages.com/2015/01/27/histoire-de-la-femme-tatou%C3%A9e-%C3%A0-la-fin-du-xix%C3%A8me-si%C3%A9cle/

http://www.mesfavorisites.com/histoire-les-origines-du-tatouage.php

 

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