Avis avisés : Journal d’un évadé de Jean Michel Mottais

J’aime lire depuis gamine, à l’époque j’avais dévorée l’Illiade et l’Odyssée d’une traite, et je dévorais les livres, et s’est resté comme ça, jusqu’au moment où je me suis vraiment impliquée dans un projet de roman, autour de mes quinze ans.J’ai plus ou moins laissée tomber la lecture, ou du moins le rythme auquel je lisais,et jusqu’à aujourd’hui, je ne prenais que peu de temps pour lire par plaisir, autre chose que les livres imposés en classe ( que ce soit pour le lycée ou la fac’)

Ce n’est qu’il y a quelques mois, en ajoutant l’auteur de ce roman sur Facebook, que j’ai eu l’envie de me procurer son livre, et de le lire, ce que j’ai fait en même pas deux jours, je crois.Et depuis, il ne quitte jamais ma table de nuit.

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J’ai choisie ce livre court (44 pages) parce qu’il est vraiment important pour moi, parce que j’ai commencée par le trouver un peu ridicule : quand je l’ai achetée, on se moquait du style, et du fait qu’il ressemblait à un texte brouillon, et des expressions un peu désuètes  ( il fait un froid de canard nous fait toujours rire mon frère et moi), puis j’en ai eu une fascination quasi mystique pour ce bouquin : je le relisais tous les jours, et j’essayais de lire entre les lignes pour capter au mieux la personnalité de son auteur.

Aujourd’hui, connaissant mieux Mr Mottais, je vois dans ce livre un énorme potentiel, car le fond est très bon, l’histoire racontée est très intéressante, logiquement menée, mais il y a vraiment un gros souci sur la forme, et je ne blâmerais pas Mr Mottais pour cela, bien au contraire, vu les péripéties qu’il a eu à le faire publier, et comment Edilivre a pu lui mettre à l’envers…

Mais ce désavantage, peut être vu comme une grosse qualité : en effet à mon sens cette anarchie littéraire sied comme un gant à son auteur,et j’ai peut être été témoin de la première forme de littérature punk, par ce coté brut de décoffrage, comme s’il l’avait écrit très vite pour se débarrasser de toutes ses choses qui lui passaient par la tête, sans retenue, et le manque cruel de ponctuation,et les fautes d’orthographes : tout ça peut servir ce livre.

D’abord c’est un hommage certain au monde du punk et du métal, c’est grâce à ce livre que j’ai découvert The Exploited par exemple, et il donne à voir un bon aperçu de la communauté dite des zonards ( je l’ai trouvée très fidèle à mes souvenirs de l’époque où je traînais avec les zonards de ma ville), et d’ailleurs en lisant ce passage, ça m’a rappelé des tonnes de souvenirs, et je pense qu’il peut être intéressant à lire, pour les références culturelles dont il est rempli ( un peu comme beaucoup de romans de Stephen King) .Ainsi qu’une parfaite retranscription de ce qu’endure une personne alcoolique, et lire ses lignes où son personnage souffre de manque, m’a permis de repenser à ce que mon père vit encore aujourd’hui, et d’un peu reconsidérer mon géniteur plus seulement comme un connard, mais un connard malade.

Pour parler un peu plus en détail du roman, on suit « l’évasion » de Marius, un quarantenaire désabusé par la vie qu’il mène, depuis le jour où il décide de quitter boulot, femme et enfants, et s’en va un moment à Paris, puis à Rennes, vivre le genre de vie qu’il a toujours rêvé de vivre.

L’auteur a une bonne maîtrise du personnage, parce qu’il arrive à nous le rendre sympathique tout au long du roman, jusqu’à la fin, où on se rend compte que c’est quand même un sacré connard, excusez moi du peu.A part le personnage principal, on ne croise que peu de personnages importants pour l’intrigue : Richard, un punk qui habite un squat, et avec qui Marius se fera arrêté,une petite gothique nommé Maria chez qui Marius dormira quelques nuits, avant de l’assassiner sauvagement ( d’où le sobriquet de sacré connard plus haut), alors qu’elle n’avait rien fait, et que le lecteur, ici moi même s’est attachée à elle,du fait qu’elle semble être la seule à savoir cadrer un peu le personnage principal

Pour ce qui est de l’esprit crimes du roman, je ne me prononcerais pas parce que j’ai lu bien trop peu de romans policiers pour être bonne juge, même si personnellement je suis complètement fan de l’intrigue « policière » sous jacente.

Pour conclure, je dirais donc que c’est un bon roman, plus sur le fond que sur la forme,et que ça a été un plaisir de l’avoir entre les mains, d’autant que j’ai tendance à le considérer un peu comme une Bible, qui contiendrait je ne sais quel clé pour comprendre son auteur.

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Pour acheter son livre :

https://www.amazon.fr/Journal-dun-Evade-Premier-Chapitre/dp/2334021881

https://www.edilivre.com/journal-d-un-evade-jean-michel-mottais.html

 

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